Au-delà de la technique, il y a des hommes, des attentes, des appréhensions. Le Dr Auroy partage ici ce qu'il observe au fil des consultations — les ressentis fréquents, les questions tues, le déroulement humain de la démarche.
Un mot, avant tout. La pénoplastie médicale touche à l'intime, et la parole se libère difficilement sur ce sujet. Plutôt que de rapporter des propos de patients — ce que la déontologie médicale ne permet pas — j'ai préféré décrire moi-même, en tant que praticien, ce que j'observe le plus souvent. Ni promesse, ni mise en scène : simplement l'expérience d'un cabinet.
— Dr Stéphane Auroy
Ce qui amène le plus souvent à consulter, et l'état d'esprit dans lequel arrivent les patients.
La demande qui revient le plus souvent n'est pas celle que l'on imagine. Il ne s'agit que rarement d'une question de taille à proprement parler, mais d'un désir de se sentir plus à l'aise — avec soi-même, dans l'intimité, parfois simplement dans le regard porté sur son propre corps. L'épaississement au repos, le confort dans les sous-vêtements, sont des motifs bien plus courants qu'une quête de centimètres.
Avec beaucoup de pudeur, presque toujours. Le sujet est intime, parfois entouré de honte injustifiée. Une grande partie de mon rôle, dans les premières minutes, consiste à instaurer un climat où la parole peut se poser sans gêne. Une fois ce cap passé, l'échange devient simple et direct : il s'agit d'un acte médical comme un autre.
Non, et c'est ce qui me frappe le plus. Les hommes qui consultent ont tous les âges, tous les parcours, toutes les morphologies. Le point commun n'est pas physique : c'est un désir de mieux-être, mûri, souvent réfléchi de longue date avant la première consultation.
Ce que je m'attache à transmettre au fil de la démarche, et ce qui compte vraiment dans le résultat.
Le fait d'apprendre qu'ils ne vont pas passer au bloc opératoire. Le geste se pratique en ambulatoire, par étapes. On peut rajouter du produit mais également en enlever : ce côté réversible est très rassurant. La dernière chose qui rassure, c'est l'honnêteté : quand j'explique ce qui est possible et ce qui ne l'est pas, la confiance s'installe.
Un soulagement, souvent. Celui d'avoir franchi un pas longtemps repoussé, et de constater que la démarche est bien plus simple et discrète qu'anticipé. Sur le plan physique, les suites sont légères et comparables à une injection d'acide hyaluronique sur le visage. Sur le plan psychologique, c'est généralement un regain de confiance qui s'exprime.
La mesure. Un bon résultat n'est jamais un résultat spectaculaire : c'est un résultat naturel, proportionné, qui s'oublie. Mon objectif n'est pas d'impressionner, mais que le patient se sente bien, sans que rien ne paraisse artificiel. C'est tout le sens d'une approche raisonnée, à l'opposé des effets de mode.
Oui, et c'est une part essentielle de ma pratique. Lorsqu'une attente me paraît irréaliste, ou qu'elle traduit une difficulté qui ne serait pas résolue par le geste, je le dis. Savoir écarter une demande quand elle ne relève pas de cette approche fait partie du soin. C'est, je crois, ce qui distingue une médecine responsable.
Rien ne remplace un échange direct. Le Dr Auroy vous reçoit en consultation, en toute confidentialité.
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